Stéphanie Dejardin, grutière

Mis à jour : mars 6

[Extrait du magazine Femmes ici et ailleurs #35] Texte de Manon Boquen, Photographie de Julien Faure

De sa cabine perchée jusqu’à vingt mètres de hauteur, Stéphanie Dejardin occupe une fonction centrale sur les chantiers : la grutière transporte les matériaux d’un bout de terrain à un autre : “béton, dallage, ferraille mais aussi fenêtres ou cloisons. J’évite ainsi aux ouvrier·ère·s, en bas, de devoir porter des charges lourdes”, souligne, non sans un brin de fierté, cette femme dynamique de trente-cinq ans. Arrivée dans la profession un peu par hasard, Stéphanie Dejardin a validé un certificat d’aptitude à la conduite en sécurité (Caces) pour pouvoir l’exercer. “Il y a un test, comme le code, sur les consignes de sécurité, puis des épreuves de conduite au sol, avec télécommande et d’autres en cabine”, explique-t-elle, sans oublier le passage obligé pour vérifier... qu’elle n’avait pas le vertige. Chaque jour, elle doit gravir l’étroite échelle qui lui permet d’accéder à sa cabine. Celle qui est devenue grutière il y a douze ans intervient essentiellement en région parisienne, où les chantiers sont plus nombreux et rentables.

Les qualités pour bien faire son métier ? Précision, anticipation et rapidité. “Le chantier avance en fonction de vous. Si vous êtes trop lent·e, tout le monde le subit”, précise la grutière, qui souligne aussi la nécessité de prévoir et de hiérarchiser les besoins en matériaux à venir de ses collègues.


Un portrait à découvrir en intégralité dans le magazine Femmes ici et ailleurs. Pour en savoir plus, c'est par ici.


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