S'affranchir des modèles pour s'épanouir

Mis à jour : il y a 7 heures

Au sein du Club Femmes ici et ailleurs, nous avons la chance de compter des personnalités exceptionnelles, agissant dans des domaines très divers, en France et bien au-delà de nos frontières. Chaque vendredi, la rédaction du magazine met en lumière une d'entre elles.


Cette semaine, nous vous présentons Ihsane Bekkaye.


Propos recueillis par Amélie Malinet, Femmes ici et ailleurs.


Pouvez-vous vous présenter ?

Je suis née à Paris et mes parents viennent de familles analphabètes marocaines. Il et elle ont eu leur bac au Maroc et sont parti·e·s en France faire des études supérieures. Ma mère est une des premières femmes marocaines bachelières et une des premières femmes à avoir fait des études supérieures, qui plus est à l’étranger. À mes 18 jours, nous retournons au Maroc. Dès mon plus jeune âge, je parle donc en français avec mon père et ma mère et en arabe avec mes grands-parents. Après l’obtention de mon baccalauréat, je suis retournée en France pour suivre des études supérieures et obtient un diplôme en ressources humaines. Pendant une vingtaine d’années, ce métier m’a passionnée et j’étais très heureuse. Puis il y a eu un déclic. Je ne voulais pas suivre le modèle imposé à moi toute ma vie : faire des études, travailler dans une bonne boîte, à un bon poste et prendre sa retraite. J’ai fait diverses formations, puis me suis rendue compte que ce que je voulais faire par-dessus tout c’était parler : j’ai commencé par un TEDx pour me former au métier de conférencière.


Vous avez écrit un livre intitulé Le sexe des lumières : périple vers l’estime de soi. De quoi traite-t-il ?

Mon livre est découpé en trois parties. D’abord, l’essai féministe, avec des chiffres et études, pour mettre en lumière qui se passe notamment en France, au Maroc et aux États-Unis. Puis vient une partie qui propose des témoignages : le mien, ceux de femmes que je connais et de femmes célèbres. Et enfin le développement personnel avec des exercices concrets pour que les femmes puissent se libérer.

Depuis peu, vous proposez des lives sur Facebook. Qu’est-ce qui vous a poussée à mettre en place cette initiative ?

Pour moi, le confinement a été très brutal car je devais rentrer au Maroc. Je prenais mes billets quand ma sœur m’a appris que les frontières étaient fermées. Toute ma famille était loin, ça a été très dur. Je me suis demandé comment je pouvais rester en lien. M’est alors venue cette idée. Au début c’était principalement sur le ressenti face au confinement et puis au fur et à mesure je me suis rendue compte que je voulais parler des femmes. J’ai invité Pierre-Yves du Club Femmes ici et ailleurs, puis Isabelle Vauglin, qui est astrophysicienne. J’adore poser des questions et créer des interactions. J’aimerais pouvoir continuer à le faire, cette fois-ci en physique.

Pourquoi avez-vous décidé d’intégrer le Club Femmes ici et ailleurs ?

La question est plutôt « Pourquoi ne pas avoir rejoint le Club avant ? » La vraie connexion s’est créée lorsque je suis venue à une rencontre dans un café. Il y avait d’autres membres du Club et des journalistes. Ce soir-là je me suis dit « je suis amoureuse de ce magazine ! ». Puis j’ai continué à suivre les lives et aujourd’hui dans mon agenda il y a « Rencontres FIA » quasiment tous les jours.

Ce blog collaboratif est une plate-forme réservée aux membres du Club Femmes ici et ailleurs. Chacun·e a la possibilité de partager dans cet espace ses témoignages, autour de femmes ou d'événements l'ayant particulièrement inspiré·e.


Pour participer, n'hésitez pas à nous envoyer vos productions (écrites ou vidéo) à l'adresse rencontres@editions-8mars.com


#ClubFIA #Membre #IhsaneBekkaye #TEDx

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