Rencontre avec des militantes d’Afrique centrale : une table ronde pour refaire le monde

Le 12 mars 2020 se tenait une table ronde interactive organisée par Agir Ensemble pour les Droits de l’Homme, une ONG lyonnaise qui défend et promeut les droits fondamentaux à travers le monde.


Je suis Victoire Georget, étudiante en édition. En tant que stagiaire chez Femmes ici et ailleurs, j’ai eu l’opportunité d’assister à de nombreuses rencontres inspirantes. Cette table ronde m’ayant particulièrement touchée, j’aimerais partager avec vous mon ressenti sur cette soirée.


Sur scène, quatre personnalités étaient venues du continent africain pour échanger et sensibiliser le public sur leurs combats contre les inégalités dans leurs pays respectifs. Quatre femmes inspirantes, accompagnées de la talentueuse slameuse Nanda. Quatre femmes, mais surtout quatre esprits libres qui n’ont pas réussi à être brisés par les pressions et les oppositions qu’elles rencontrent.

Toutes ces femmes sont des combattantes.


Le slam de Nanda devant les militantes d'Afrique centrale

Sylvie Chishungu Zawadi Mwamini a connu très tôt la brutalité des hommes et leur inhumanité. Violée à l’âge de seize ans comme tant d’autres dans son pays, la République Démocratique du Congo (Congo-Kinshasa), elle lutte pour les droits des femmes et des enfants avec le programme AIDPROFEN dans son pays natal.


La plus grande arme de Thérèse Bien Née Mendo Manga est la parole. La militante camerounaise agit sur plusieurs fronts. Membre et coordinatrice de la section “genre et leadership féminin” de la 2RHC (Health and Human rights Cameroun), cette féministe accomplie soutient les victimes du SIDA, promeut l’égalité des genres et défend les droits des LGBTIQA. Une véritable héroïne des temps modernes.


La troisième intervenante, Nathalie Zemo-Efoua, occupe le poste de cheffe d’entreprise du cabinet ATLAS RH au Gabon et est très active dans le milieu associatif. Elle est notamment Présidente du Réseau femme lève-toi qui s’est donné pour mission de renforcer le leadership et l’autonomisation des femmes.


La dernière invitée, Anne-Marie Nzila, a un parcours atypique. A la fois comptable et administrative financière dans le privé, cette Congolaise (du Congo-Brazzaville) a créé en 2016 l’USC (Union des Syndicats du Congo) qui défend également les droits humains et les femmes travailleuses.


Autour de quatre panels - éducation, corps et âme, économie et espace public - ces intervenantes ont eu l’opportunité de témoigner sur leur vécu et leurs luttes, accompagnées par Louis Guinamard, membre de l’ONG Equipop. La table ronde, animée par Charlène Ongotha, faisait appel au membres du public pour poser des questions. Intéressante, indispensable dans le climat actuel, cette soirée a soulevé de nombreux enjeux culturels et sociétaux : Quelle est le rôle de l’éducation dans les rôles différenciés des hommes et des femmes ? Comment perçoit-on son corps en tant que femme en Afrique ?


De gauche à droite : Tim Hughes (président d’AEDH), Naelle Nanda, Sylvie Chishungu Zawadi Mwamini, Anne-Marie Nzila, Charlène Ongotha, Nathalie Zemo-Efoua, Thérèse Bien Née Mendo Manga et Louis Guinamard.


Ce qu’il faut retenir, c’est que la route est encore longue, mais que les choses changent. “Il y a des avancées, mais à pas de tortue”, a déclaré Thérèse. Et comme l’a dit Naëlle Nanda lors de son slam, il ne faut pas oublier que l’éducation est la clef.

Ce blog collaboratif est une plate-forme réservée aux membres du Club Femmes ici et ailleurs. Chacun·e a la possibilité de partager dans cet espace ses témoignages, autour de femmes ou d'événements l'ayant particulièrement inspiré·e.


Pour participer, n'hésitez pas à nous envoyer vos productions (écrites ou vidéo) à l'adresse rencontres@editions-8mars.com


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