Pinkwashing

[Extrait du magazine Femmes ici et ailleurs #36] Texte par la Petite Roberte


Petit rappel avant toute chose : le 8 mars n’est pas la journée de la femme, ni même des femmes mais la journée internationale des droits des femmes. Nuance de taille. Arrêtez donc d’essayer de nous refiler les invendus de la Saint-Valentin, qui nous avaient déjà assomé·e·s trois semaines auparavant. La journée internationale des droits des femmes, donc, a été créée en 1911 sur une idée de l’Allemande Clara Zetkin, journaliste, femme politique et grande figure du féminisme socialiste. La date finalement retenue du 8 mars correspond à celle de la grève des ouvrières de Saint-Pétersbourg en 1917, qui marque le début de la révolution russe. Bref, les origines de cette journée évoquent plutôt la blouse de travail, la faucille et le marteau que le bouquet de fleurs, le bijou ou l’après-midi au spa.



Dessin de Daphné Collignon


« Hôtesses seins nus, béton rose, moutons fuchsia, burgers colorés au jus de betterave... »

Ce détournement commercial du 8 mars n’est qu’une des expressions du pinkwashing, soit la déclinaison féministe du greenwashing (écoblanchiment ou verdissage), procédé consistant à vous vendre tout et n’importe quoi en brandissant une bonne conscience « verte » totalement bidon. Technique également utilisée dans les relations publiques (améliorer son image) ou les tactiques politiques (attirer des voix). Le pinkwashing relève de la même hypocrisie en version rose.

Un article à découvrir en intégralité dans le magazine Femmes ici et ailleurs. Pour en savoir plus, c'est par ici.

#Pinkwashing #Utilisationmarketing #Marketingduféminisme

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