• Aude

Ma première Coupe du Monde #3

Mis à jour : 17 nov. 2019

Excusez mon silence, mais en tant que toute nouvelle amatrice de foot, j’ai vécu la défaite de la France comme on vit un tout premier chagrin d’amour. Il y a eu le déni d’abord. Non, impossible, il y avait main. Le match va être rejoué, ça ne peut pas s’arrêter comme ça. La culpabilité, ensuite. Ces moments où j’étais dans le train et où je n’ai pas pu voir le match en direct… N’aurais-je pas pu en profiter plus ? La colère, bien sûr. La faute à ces Américaines, auxquelles j’ai accolé pas mal de fleuris. Et puis la dépression. Comme une ado en pleine rupture, je me suis repassée les meilleurs moments de la courte histoire d’amour partagée avec l’équipe de France en écoutant Kyo – je veux juuuuste une dernière daaanse - ... Et puis finalement, l’acceptation. Ce n’est qu’un jeu, Aude, et il y aura d’autres Coupes du monde.


En plus, l’aventure ne s’est pas arrêtée en quarts de finale pour moi… J’ai eu la chance d’assister à la finale au Groupama Stadium, à Lyon. Moi l’ignare, j’ai été déposée par mon mec au stade pour aller voir un match. Quelle émotion de voir des milliers de personnes dans des tenues plus excentriques les unes que les autres aux couleurs de leur pays chanter à tue-tête, d’entrer dans un stade plein à craquer et de sentir l’importance du moment. À ma droite, je vois bien les tribunes des Hollandais·e·s, une marée orange bien organisée. Mais où sont les Américain·e·s ? Et là, un bruit qui monte dans le stade et éclate de tous les côtés… « U.S.A, U.S.A, U.S.A ». -- Ah, tout le monde est américain en fait. On n’aura jamais vu une telle concentration de santiags et de chapeaux de cow-boys à Lyon. L’équipe des États-Unis triomphe comme à la maison, donc. Et moi je ne loupe pas une miette des hymnes, de la ola, des feux d’artifice… Bon, c’est vrai que ça change de Top Chef.


Lorsqu’Emmanuel Macron et le patron de la FIFA entrent sur le terrain pour remettre le trophée, on entend des huées s’élever dans les gradins. Les gilets jaunes auraient-ils infiltré l’événement ? Mais là, s’élève un chant particulier : « EQUAL PAY, EQUAL PAY, EQUAL PAY » pour réclamer l’égalité des salaires pour les joueuses américaines. Une Coupe du Monde féministe, comme j’en avais rêvé.


Merci Femmes ici et ailleurs de m’avoir plongée dans cet événement foot qui m’a amenée dans plein de bars, dans les pages du Washington Post , dans des gradins de stade ou encore dans des débats improbables sur la technique de jeu… On se dit rendez-vous dans quatre ans.



Ce blog est réalisé par l'équipe du Club Femmes ici et ailleurs, qui met en lumière ce que sont et font les femmes. Pour en savoir plus, c'est par ici.


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