“Je veux tout gagner” - Wendie Renard

Mis à jour : 17 nov. 2019

Pour le numéro de mai, Femmes ici et ailleurs a pu s'entretenir avec celle qui est considérée comme la meilleure défenseuse centrale du monde. A vingt-huit ans, Wendie Renard détient le plus beau palmarès du football féminin français : son parcours épouse celui de l’Olympique lyonnais, le club qu’elle a rejoint dès l’âge de seize ans et dont elle est devenue la capitaine. Redoutable dans le jeu aérien, Wendie Renard a disputé 337 matchs avec l’OL, toutes compétitions confondues et a inscrit cent buts, score remarquable à son poste. Depuis sa première sélection en équipe nationale, en 2011, elle a revêtu 108 fois le maillot national (vingt buts marqués). Elle est la footballeuse préférée des Français·es selon un sondage TF1-Kantar TNS publié le 8 mars.


À l’occasion de la Coupe du Monde, nous vous livrons quelques extraits de son interview.


Qu’attendez-vous de la Coupe du Monde, en particulier pour la notoriété du football pratiqué par des femmes ?

C’est enthousiasmant de voir le nombre de billets déjà vendus, de savoir que les stades seront pleins. C’est une première ! Les médias s’intéressent de plus en plus à nous. Ceci étant, le plus important reste le terrain. Je veux avant tout gagner un titre pour mon pays. Depuis des années, nous nous arrêtons en quarts ou en demi-finales. Ça fait mal de faire autant d’efforts et d’échouer à cette étape. J’espère qu’avec l’appui des supporters et supportrices, nous aurons ce déclic qui nous a manqué. C’est à nous, sur le terrain, de prendre les choses en main, surtout dans la surface de vérité. Ensuite, quoi qu’il arrive, les effets de cette Coupe du Monde seront positifs pour le football féminin français et pour le sport français féminin en général. L’image du football joué par les femmes est excellente : il n’y a pas de bagarres, l’enjeu reste sur le terrain.



Que pensez-vous de l’action des Américaines qui attaquent leur fédération de football pour avoir des revenus équivalents ?

C’est très courageux de leur part. Elles gagnent des titres, sont sur le devant de la scène et les garçons restent pourtant mieux lotis qu’elles ! Elles sont dans leur droit de réclamer une équité. Mais il est difficile de comparer les États-Unis et l’Europe : là-bas, depuis toutes petites, les filles jouent au foot, alors qu’on demande à un footballeur s’il a choisi le bon sport. À l’inverse, ici, des gamines qui tapent dans le ballon subissent encore des réflexions.


Comment jugez-vous le potentiel des Bleues ?

L’équipe actuelle compte de jeunes joueuses, pétries de talent, mais qui ont peu d’expérience du très haut niveau. Il va falloir qu’elles se lancent dans le grand bain. C’est à nous, joueuses expérimentées, de leur donner confiance. Le piège est, parce que nous sommes « à la maison », de nous voir déjà arrivées. Toutes les nations ont des forces, les grandes joueuses seront là. Le chemin sera long et difficile. La concentration, et surtout la rage et la détermination, devront être présentes à chaque instant.



Une interview à découvrir en intégralité dans le magazine Femmes ici et ailleurs. Pour en savoir plus, c'est par ici.


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Photographie : Bruno Amsellem

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