Firoozeh Mozaffari

[Extrait du magazine Femmes ici et ailleurs #37] Propos recueillis par Agathe Gousmel


Née à Téhéran il y a quarante-neuf ans, Firoozeh Mozaffari raconte que, dans son enfance déjà, le dessin était un pilier de son existence. “J’ai toujours été introvertie, je jouais souvent seule. La plupart du temps, on me trouvait assise, en train de peindre. J’ai appris en autodidacte. C’est ainsi que le dessin est devenu ma profession et mon compagnon.” Elle décroche une licence de graphisme à l’université de Téhéran, puis se lance dans l’illustration jeunesse et le dessin de presse.

Firoozeh Mozaffari travaille pour différents médias iraniens, dont certains ont été fermés parles autorités. Si l’artiste a longtemps été persuadée que les dessins de presse contribuaient à améliorer notre monde,“aujourd’hui, avec tout ce qu’il se passe dans mon pays, mes dessins sont seulement un moyen de participer aux luttes de la société. C’est à la loi de changer et à la dictature de disparaître.” En Iran, être subversif·ve peut coûter cher. “Il y a des limites à ne pas franchir, et ces limites s’épaississent chaque jour un peu plus. Si je ne veux pas aller en prison ou perdre mon travail, je dois m’autocensurer.” Au début de sa carrière de dessinatrice de presse, Firoozeh Mozaffari était la seule femme à faire ce métier.


Un portrait exclusif à découvrir en intégralité dans le magazine Femmes ici et ailleurs. Pour en savoir plus, c'est par ici.




#FiroozehMozaffari #Arts #CoupdeCrayon #Iran #Femmesicietailleurs

  • Black Facebook Icon
  • Black Twitter Icon
  • Black Instagram Icon
  • Noir LinkedIn Icône
  • Noir Icône YouTube