Claire Bretécher (1940 – 2020) : Libre et reine de la satire

[Extrait du magazine Femmes ici et ailleurs #36] Texte d'Aude Stheneur


Cinquante ans de carrière, un millier de planches publiées, des livres traduits dans plus de dix langues... Claire Bretécher, décédée le 10 février, laissera une marque indélébile dans le paysage culturel français.

Première femme star de la bande dessinée dans les années 70 et 80, reconnue pour l’efficacité de ses dialogues, pour ses personnages emblématiques, son humour corrosif et sa liberté de ton, il aura pourtant fallu attendre 2015 pour qu’une grande exposition lui soit consacrée, à la bibliothèque du Centre Pompidou.


Claire Bretécher naît à Nantes en 1940 dans une famille bourgeoise et catholique. Elle s’installe à Paris à dix-neuf ans, y enchaîne les petits boulots et les postes de professeure de dessin, tout en courant les rédactions pour proposer ses œuvres. En 1968, elle publie sa première bande dessinée, Les Gnangnan, dans le journal Spirou. Elle s’y fait repérer par René Goscinny, qui l’intègre à l’équipe de l’hebdomadaire Pilote. Claire Bretécher y crée sa première héroïne, Cellulite, anti-princesse dans toute sa splendeur. En 1972, elle crée la revue L’écho des Savanes, aux côtés de ses amis Gotlib et Mandryka.


Le sémiologue et écrivain Roland Barthes l’a désignée en 1976 comme la “meilleure sociologue de l’année”. Et pour cause : elle croquait avec délices les travers et les absurdités de ses contemporain·e·s soixante-huitard·e·s avec un talent d’observation remarquable. La dessinatrice entre au Nouvel Observateur en 1973 avec ses Frustrés, qui rencontrent un succès retentissant.


Un article à découvrir en intégralité dans le magazine Femmes ici et ailleurs. Pour en savoir plus, c'est par ici.

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