Élise Morfin, fibre créative

Mis à jour : févr. 25

[Extrait du magazine Femmes ici et ailleurs #34] Texte de Cécilie Cordier


Élise Morfin, alias Maman Rodarde sur le web, mèle humour, militantisme et pédagogie. Blogueuse épisodique mais twitteuse assidue, designeuse d’objets porteurs de messages féministes, elle est aussi éditrice et animatrice d’ateliers pour les enfants autour de la philosophie ou de l’égalité.


Crédit : Camille Ferré

Quand elle avait cinq ans, elle voulait devenir “savante”. À quinze ans, elle a revu son ambition à la baisse : “assistante de savant”… Elle sera finalement sa propre cheffe d’orchestre, mettant en musique sa multitude de talents, de supports et de partitions. À trente-six ans, Élise Morfin est une femme pleine d’humour, d’inventivité et de rage. Cette personnalité à la voix pétillante naît et grandit dans la Loire. Les relations avec son père, militant “très revendicatif” qui lui laisse penser que “la politique est un truc de vieux aigris”, sont conflictuelles. Elle coupe les ponts à vingt-cinq ans. Entre-temps, elle part faire ses études à Lyon : classe préparatoire lettres et sciences humaines, puis lettres modernes à l’université. L’étudiante évoque les “avances” qu’elle a subies de son directeur de mémoire et ne boucle pas sa deuxième année de Master. Si Élise Morfin projette aujourd’hui de reprendre des études en sciences de l’éducation, elle ne voulait pas enseigner à l’époque. Elle choisit alors l’édition, puis passe une licence de communication multimédia. Elle s’installe en région parisienne en 2010 et devient mère en 2012.


Toujours de la faute des mères

Mon entrée dans la maternité a été très dure. Je me suis sentie seule, épuisée. J’étais terrifiée à l’idée de faire du mal à mon bébé”, raconte-t-elle. Elle se rapproche d’autres mamans via Twitter. Elle y partage “la pression de la société sur les mères : si ton enfant est comme ci ou comme ça, c’est forcément à cause de toi !” Peu à peu, Élise Morfin se découvre féministe par le prisme de la maternité.

Lutter contre les discriminations va de pair avec la volonté d’être un parent juste.” Six ans plus tard, puisque “c’est bien connu, c’est toujours la faute des mères”, Maman Rodarde vend dans sa boutique en ligne un t-shirt qui fait la liste des calamités attribuables aux mamans signé… Sigmund Freud. Sur les débardeurs femme ou homme, les mugs, les sacs, les badges, bavoirs ou bodys pour bébés, s’affichent aussi des “poings médians”, une rangée de “cuptails” (coupes menstruelles transformées en verres à cocktail) et une ribambelle de chapeaux pointus rappelant que si “les filles sages vont au paradis, les sorcières vont où elles veulent.” Maman Rodarde a aussi eu beaucoup de succès avec ses dépliants antisexistes, à partir de questions toutes simples. Les garçons peuvent-ils pleurer ? Les filles peuvent-elles avoir des poils ?



Un article exclusif à découvrir en intégralité dans le magazine Femmes ici et ailleurs. Pour en savoir plus, c'est par ici.

#Femmesicietailleurs #ClubFIA #MamanRodarde #Inspiration

logo accueil fia femmes ici et ailleurs blog media club reseau social women france exclusif agenda evenements contenus
  • Black Facebook Icon
  • Black Twitter Icon
  • Black Instagram Icon
  • Noir LinkedIn Icône
  • Noir Icône YouTube